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Salutations de l’Afrique !

Chers parents et amis,

Voilà déjà plus d’une semaine que nous sommes arrivés au Cameroun. Nous avons voyagé sans encombre, malgré les nombreuses nouvelles normes et obligations sanitaires en place au Canada, en Belgique et ici au Cameroun. Par exemple, à la sortie de l’avion au Cameroun, nous passons un test nasal Covid, même si nous sommes en possession d’un test PCR négatif…

Nous avons passé deux jours à Douala, ou nous avons vécu notre premier vrai orage africain, car nous sommes à la fin de la saison des pluies. Très impressionnant ! Les éclairs rendent le ciel nocturne lumineux comme en plein jour, la pluie qui s’abat, dense et intense sur les toits de tôle et surtout le tonnerre fait vibrer toute la pièce, sourd, grave, fort… Tout ça a été décrit par un africain comme un « petit orage » !

Ce petit orage a quand même allongé la durée du trajet entre Douala et le village de brousse où nous nous sommes rendus samedi. En effet, des lacs artificiels s’étaient formés çà et là sur la route et bien que des ponts de fortune avaient été improvisés avec quelques planches, le trafic en a été ralenti. À l’instar d’autres téméraires, on a même utilisé le trottoir comme « troisième voie » pendant un certain temps… Une halte sur la route nous a permis de nous dégourdir les jambes pendant qu’on nous offrait de « délicieuses » brochettes d’escargots, qui semblaient d’ailleurs s’apparenter davantage à nos limaces… Mais un frère s’est laissé tenter et a dit s’être régalé !


Arrivé à destination, c’est la joie de revoir nos amis africains qui a rempli nos cœurs ! Presque deux ans s’étaient écoulés !

Rapidement, nous nous sommes mis au travail ! Moi en commençant dès lundi une semaine de cours et Marie en se rendant à la clinique du Village de Baré qu’elle connaît bien pour y avoir passé bien des heures et en rencontrant une super-infirmière d’ici, Maman Céline, qui agit à titre d’expert-conseil pour le projet de clinique. Marie est à dresser la liste de tout ce qu’il faudra dans la clinique en matière de personnel, d’appareillages, de meubles, d’équipements, etc. Un travail aussi long qu’important…


Nous avons également eu une belle rencontre de travail, les frères, Céline, Marie et moi autour du plan pour y faire les derniers ajustements. Nous prévoyons également nous rendre sur le futur site de la clinique à Kékem dimanche pour voir le terrain.






Marie et moi avons eu la chance de rencontrer un gestionnaire de clinique médicale et j’ai pu poser toutes mes questions sur les ressources humaines matérielles et financières : les employés nécessaires, les quarts de travail, la sélection et l’évaluation des employés, la gestion, les réglementations et les façons de faire ici, au Cameroun, etc.

Aujourd’hui le décalage horaire est bel et bien derrière nous, nous avons trouvé l’adaptation au climat beaucoup plus facile que lorsque nous partions en janvier et, pour tout dire, on commence à se sentir chez nous !

Faits cocasses ou particuliers qui nous rappellent que nous sommes

bien loin du Canada :

  • Faire la connaissance d’étranges et grands insectes volants ;

  • Entrer dans la salle à manger et y voir trois chèvres qui s’y promènent librement ;

  • Voir deux poules passer dans l’allée pendant la messe ;

  • Voir en direct l’exécution d’un serpent très venimeux (mamba noir) presque devant là porte du bâtiment où l’on dort ;

  • Observer d’immenses chauves-souris le soir voler tout près de nous.

Voilà pour la première semaine, nous vous tiendrons informés de la suite des choses.