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Le climat change, le travail se poursuit !

Cher(e)s parent(e)s et ami(e)s bonjour!


Ici, la saison des pluies a commencée à s'étioler laissant place, peu à peu, à la saison sèche et très chaude. Il y a de moins en moins souvent d’orages et les libellules se pointent en grand nombre... signe certain du changement de saison selon nos hôtes!

Le climat change, le travail se poursuit!


Marie, en plus de se rendre périodiquement à la clinique de Barré, se promène de cliniques en hôpitaux dans la région pour affûter ses connaissances sur les maladies et soins ici. C’est un travail précieux pour toutes les étapes de la construction et de la mise en œuvre de la clinique. Nous devons nous assurer que les choses sont ajustées à la réalité d’ici dans le respect de la science médiale de pointe. Elle a la chance de travailler souvent avec une super infirmière camerounaise formidable, Maman Céline, qui nous partage sont expérience et son expertise à bien des titres.


Parallèlement, nous continuons de préparer tout ce qui est nécessaire au lancement du chantier. Nous nous sommes rendu sur place, à Kékem, avec les contracteurs désignés pour échanger sur les travaux à venir. Ceux-ci devraient commencer après la saison des pluies et avant que la saison sèche n’ait entièrement durci le sol. À travers ces préparatifs nous faisons l’expérience de grandeurs et de misères des personnes et des institutions. Loin de nous décourager, nous y trouvons un élan, une motivation supplémentaire.


Je continue de donner des cours presque chaque jour et je tente de transmettre, non sans quelques difficultés, des principes et méthodes de saine gestion et de travail d'équipe « à l’occidental » aux frères africains qui travaillent avec nous sur le projet. Africains et franciscains un mélange qui ne rapproche pas naturellement des concepts de structures, d'efficacité, d'imputabilité… De leurs côté, ils travaillent à me faire comprendre (et accepter) leur vision et leurs manières de faire. Ainsi, chacun apprends des autres et, somme toute, le tout se passe bien.


Puisque c’est la 3e fois que nous venons au Cameroun, nous cherchons d’avantage à nous rapprocher des gens de la vie ordinaire. Et, comme les murs du Centre où nous vivons nous apparaissent moins comme de rassurantes protections et plus comme des barrières, on profite de toutes les occasions qui se présentent pour sortir, marché public de Melong centre, sorties au village où en ville (Nkongsamba).


Ces escapades nous permettent de mieux ressentir, de nous approcher des camerounais, de leur quotidien. Par exemple, en plus de longues marches dans divers secteurs du village, on a pu, plus d’une fois aller voir les jeunes jouer au soccer et au basketball; voir les petits se balancer ou jouer au soccer comme les grands avec un petit ballon et un petit terrain... Et nous avons même dansé pour le plus grand bonheur des enfants à la sortie de la messe dimanche! D’ailleurs ils viennent d’avantage vers nous, nous parlent, et commence même à ne plus nous appeler simplement « blanc » ou « blanche », ou pire « ma sœur ou mon père, comme les religieux », mais bien Mme Marie et Papa blanc!


On comprend mieux leur labeur, leur champs, leur repos, l’organisation du village, leur manière d’aborder la vie et les problèmes. Jusqu’à maintenant nous avons aussi été reçu pour la collation chez une camerounaise amie de Marie, appris aux frères à jouer à « Mille Bornes » lors d’une soirée hilarante! Bien des émotions et des rires. Cette proximité naissante c’est aussi une façon de dire, sans le bruit des mots, le respect et l’amitié mutuelle.


Le frère Denis-Antoine (notre ami qui nous a entraîné dans cette aventure), quant à lui, vient de se faire diagnostiqué un « palu » – la malaria –. Nous somme content puisque cela explique enfin son état d’extrême lassitude et de fatigue constante depuis notre arrivée. Il pourra bien s’en sortir avec une injection par jour pendant quelques jours. Ensuite il pourra danser, m’a t’il dit!


Vendredi nous partons tôt pour Douala -capitale économique- nous y recevrons, notre 2e dose du vaccin sinopharm. Puis dimanche nous prendrons à nouveau la route direction Yahoundé. Marie aura la chance de faire une semaine de cours dans un centre de formation entourée de femmes camerounaise et je donnerai des cours am et pm à plus d’une

dizaine de jeunes adultes. Si tout se passe bien, le dimanche suivant, nous rentrerons à Melong II.


Au chapitre des anecdotes, nous avons tenté l’expérience de la télévision africaine… C’est très particulier, sur une vingtaine de chaînes, il y en a environ un tiers de chaînes de prêcheurs chrétiens, un tiers de musulmanes et le dernier tiers plus diversifié, le canal France 24, des vidéos, des films africains en patois, en anglais, et des nouvelles. Le tout venant de différents pays de l’Afrique du centre et de l’ouest. Disons que nous serons content de retrouver nos habitudes télévisuelles au pays :-)


Mais je ne peux vous laisser sans vous parler du « lion » du village! Le nouveau chien des frères, Borro, est assez gros et fait penser à un chien policier. Impressionnant à voir, mais très - trop - affectueux... et très généreux en bave. Or, il faut dire que les camerounais ont très peur des chiens. Le Fr. Jean-Claude lui fait faire faire sa marche deux fois par semaine. Quand on les voit on n'est pas certain de celui qui mène et celui qui suit. La rumeur dans le village, c'est que les frère. Quand nous avons vu le Fr Jean-Claude sortir avec Borro, nous étions avec 4 ou 5 enfants qui ont pris leurs jambes à leur cou dès qu'ils l'on aperçu. Au retour de sa marche le Fr. Jean-Claude nous a raconté qu'il marchait vers un groupe de 4 enfants dont une fille qui avait avec elle un bébé. Lorsque les enfants ont vu le chien ils se sont enfui en criant en laissant le bébé derrière eux!! Le frère a dû élever le ton pour qu'un des enfants terrifiés vienne récupérer le bébé tétanisé de peur. Finalement un enfant est venu, craintif et s'est seulement approché suffisamment pour saisir la main du bébé et le traîner jusqu'à lui pour s'enfuir à nouveau! J'ai dit au frère, les enfant se sont peut être dit:"pendant que le lion mange le bébé on a le temps de s'enfuir!"


Voilà!

À la prochaine!